vendredi 26 juin 2009

Ogres

"Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir" (Alphonse Allais)

Il faut être parent pour mesurer toute la justesse de cette citation...

Là par exemple, c'est la fin de la journée et la fin de la semaine... Et je me prends à rêver qu'un ogre va arriver au Village et trouver mes garçons à son goût pour son dîner. Il les prendrait dans la poche de sa gigantesque veste rapiécée (dans la même poche, les deux, pour qu'ils n'aient pas trop peur quand même !), et s'en rentrerait dans sa tanière sous la montagne (quelle montagne ?) avec ses bottes de sept lieues. Et moi, j'irais me mettre en hibernation jusqu'à demain matin.

Bon, après, quand TiLoulou lui aurait retourné sa tanière avec la dextérité et l'excitation d'un troll qu'on aurait réveillé en plein jour, quand sa tanière aurait été envahie par les morts-vivants réveillés par le cri ultrasonique (?) de TiPoussin et inondé par des litres de bave baveuse (horrible, non ?) du même TiPoussin, il craquerait, lui aussi. Évidemment. Et alors, il ferait une croix sur son dîner, et, sur le chemin de l'asile psychiatrique, il me redéposerait les loulous dans leurs lits (oui, ils se seraient endormis, entre temps !) et je les retrouverais le lendemain matin...

Le fait qu'il y ait eu de nombreuses générations d'enfants avant les miens explique certainement que tous les ogres fuient désormais les villages... Et qu'ils soient devenus végétariens...

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Hallucinant comme le temps passe vite !

Quelques travaux, un déménagement, et voilà que TiLoulou est déjà inscrit à l'école pour l'an prochain et que TiPoussin commence sa diversification alimentaire !

Depuis presque deux mois que nous avons emménagé, le temps file, file... Nous avons enfin pris nos repères au Village (oui, avec un grand V, parce que maintenant nous habitons un Village dans la Campagne, avec un grand C, na !), les garçons et moi, et nous commençons à avoir nos petites habitudes bien rodées : le matin, promenade et petit tour à l'une des aires de jeux du Village, l'après-midi, sieste et sortie "défoulage" dans le jardin, que dis-je, le Pârc (encore qu'il ne puisse rivaliser avec celui des Cripouloux...), maintenant qu'on est équipé compèt', avec bac à sable, tobogan et balançoires.

L'Homme, quant à lui, a dégotté un CDI dans une entreprise de couverture à 4km de la maison... Un job en CDI, dans sa branche et aussi près de chez nous, en ces temps de crise, c'est notre petit miracle personnel ! Le week-end, il profite de son hamac dans le fond du Pârc pour se faire des siestas bien méritées...

Il faut dire, je ne sais pas si c'est le réchauffement climatique ou quoi, mais le temps se prête particulièrement aux siestes en extérieur... Oh, ou peut-être que le fait d'avoir quitté le Finistère joue un peu ?!?